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  • : LAU PHILO ou Philosopher, méditer et échanger sur tout ce qui nous entoure
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3 août 2021 2 03 /08 /août /2021 09:54

"Quand les gens se marrent, ça donne envie d'écouter, ça donne envie de se mettre de leur côté"

Si "Rire est le propre de l'Homme" selon Rabelais, on a bien failli l'oublier et le rayer de nos facultés, durant ces derniers longs mois qui n'en finissaient pas de finir...

En effet,

quand on vit seul(e) ou mal accompagné(e),

quand de plus se déchaine le contexte :

- social

- économique

- politique

- sanitaire, 

tout à la fois, en raison d'une pandémie qui s'est déclarée de façon (in)volontaire,

quand notre planète, la Terre, commence à réagir violemment aux effets perturbateurs de la présence humaine,

et quand, comme pour "enfoncer le clou", il est alors décrété que tout ce qui est ART et CULTURE n'est pas Essentiel,

comment avoir envie, pouvoir encore : RIRE ?

 

Lundi 02 Août 2021 : Instant de Re-naissance

Le RIRE, ce RIRE, je viens à peine de le re-découvrir !

Une salle de cinéma, un écran Grand Large et surtout un public enthousiaste (malgré les contrôles du passe sanitaire)

puis le début du film avec les acteurs en gros plan (vaut mieux ne pas avoir de bouton), film annoncé comme détenant la palme de l'humour satirique ;-) : OSS 117

Soudain et surtout sans prévenir, ma mâchoire qui se décroche irrésistiblement, mon corps qui se secoue alors au rythme de la vague euphorique qui parcourt :

- de haut en bas,

- de bas en haut,

- de gauche à droite,

- de droite à gauche,

chacun(e) des spectateurs de plus en plus hilares !

Je ressens alors, dans le tréfonds de ma chair cette vibration sonore qui crée un plaisir indicible... une sensation qui avait disparu durant ces derniers longs mois...

et je peux vivre pleinement le plaisir retrouvé, avec tous et toutes, d'un moment de partage spontané, celui de RIRE sans retenue, celui de RIRE à gorge déployée...

un RIRE presque militant, un RIRE comme un pied de nez adressé à tous ceux qui ont voulu et ont peut-être cru pouvoir nous détourner de l'Essentiel !

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25 juillet 2021 7 25 /07 /juillet /2021 08:03

J'espère que je n'serai pas déçu(e), NON !

car ça me stresse que quelque chose vienne gâcher

mon SUMMERTIME, SUMMERTIME, SUMMERTIME !

 

Comment ne pas penser à la chanson de STROMAE lorsqu'on découvre avec effroi (!!!) la logistique mise en place dans le Parc de la Villette, habituellement ouvert en toute liberté au public !

La grande prairie du Triangle, située à côté de la grande Halle de la Villette, non seulement ceinte mais aussi partagée par une grande clôture métallique ! qui se déroule sur des centaines de mètres et qui oblige à des circonvolutions hasardeuses donnant vite l'impression d'être prisonnier(ère) d'un grand labyrinthe interminable !

Et tout cela, soit disant, pour distinguer les 2 lieux d'accueil : l'un dédié au Cinéma en plein air dans la soirée, et l'autre dédié aux siestes électroniques sur l'herbe durant l'après-midi...

2 lieux situés à l'air libre et dans un espace public désormais passés sous la fourche caudine des organisateurs qui se montrent très zélé(e)s, et sans état d'âme, pour appliquer de façon quelque peu excessive les consignes sanitaires, à savoir le contrôle de la jauge et du passe sanitaire. 

Comment avoir envie d'écouter de la musique dans ces conditions ?

Quel côté du grillage faut-il privilégier pour s'asseoir sur l'herbe ? quel est d'ailleurs le meilleur côté?

Celui où l'on peut se sentir protégé puisque le passe a été contrôlé et où l'on pose ses fesses sur le sol, aucune installation confortable n'étant proposée pour siroter son verre acheté à la buvette improvisée ?

ou bien celui où l'on peut, comme avant, s'asseoir en toute liberté sur l'herbe verte et tendre, en sortant la bouteille d'eau de son sac ?

Après-midi d'été quelque peu gâché...

Amer sentiment d'enfermement dans un lieu ouvert et à l'air libre !

Heureusement le Parc de la Villette est grand et après avoir traversé le canal, petite virée improvisée dans un lieu privé certes, mais bien agencé et beaucoup plus accueillant : le Cabaret Sauvage !

 

LAU PHILO

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27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 12:52

Toutes mes expériences, les meilleures comme les plus douloureuses,

Et tout mon travail, tant professionnel que personnel,

m'ont menée jusqu'à ce mois de juin 2021 au cours du duquel ce bilan s'impose : je peux enfin vivre, selon la définition de Frédéric Lenoir, le sentiment exacerbé de la Joie.

La joie est une affirmation de la vie !

Joie d'obtenir enfin la récompense de tous mes efforts. 

Au départ, ni adoubement, ni diplôme universitaire

Au cours du chemin, seules mon ambition, ma motivation, ma patience et ma persévérance

A l'arrivée, mes efforts enfin récompensés : j'ai non seulement obtenu l'ultime concours qui équivaut à la dernière marche ascensionnel de mon parcours professionnel, mais aussi atteint le titre de "Maître", de ma vie et de mes pensées.

Je peux, après ces nombreuses années de labeur,

CRIER sur tous les toits et à qui veut l'entendre qu'enfin est couronnée de succès ma Quête du GraaaaaaaaaaaaaAAAAAAAAAAAAAL!

Mais pour être totalement au diapason de cette joie, mon corps a dû se purger des quelques scories déposées ci et là par mon éducation et mon parcours adolescent : une nuit de désarroi à claquer des dents, éprouvant un grand froid en moi comme si je devais mourir, éructant enfin des longs traits d'une matière jaune et visqueuse qui s'échappaient de ma bouche comme la lave du cratère d'un volcan.

La métamorphose s'opérait... jusqu'au lendemain matin.

Après m'être regardée comme empêchée, durant de très longues années, d'avoir accès à tout ce qui permet d'exprimer pleinement mes talents, je porte aujourd'hui un nouveau regard sur la femme que je suis devenue, car j'ai enfin pu trouver le lieu où exprimer ma verve et ainsi porter ma parole en toute liberté.

Je ne peux m'empêcher alors de penser au 09 juin, à double titre : date du décès de mon père et date à laquelle je suis passée de l'obscurité à la lumière.

 

LAU PHILO

 

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30 mai 2021 7 30 /05 /mai /2021 16:28

Les âmes se reconnaissent

mutuellement par vibration,

non pas par les apparences.

Victor Hugo
 

Depuis le 19 mai 2021, la vie "avec les autres" reprend son cours, timidement certes... mais il me semble cependant que l'envie d'être ensemble se manifeste spontanément, ici et là, entre celles et ceux pour lesquel(le)s la valeur républicaine "Fraternité" n'a jamais cessé d'exister, même dans les moments plus difficiles d'isolement, et qui s'emploient aujourd'hui à la faire résonner partout où il est nécessaire de re-créer le lien.

Cette Fraternité, cet élan spontané vers les autres se matérialise par les vibrations que véhiculent nos corps, nos émotions et que notamment la musique répand sur la foule, essaimant ainsi des ondes positives dans chacun des êtres vivants.

Durant les longs jours de confinement, pour tenter de retrouver ce bienfait des vibrations, je n'ai cessé d'écouter seule, durant des heures, de la musique, surtout de l'électronica (écoute de l'émission radio "La planète bleue" d'Yves Blanc) dont les sons, parfois inattendus, faisaient vibrer tant les murs que mes tympans et se propageaient tout le long de mon corps comme une vague de picotements qui se transformaient en frissons du cuir chevelu jusqu'à la plante des pieds. Malgré tout, cela n'a pas suffi...

Hélas ! ou fort heureusement ! rien n'est jamais aussi fort que le plaisir de partager cette écoute à plusieurs, comme dans un concert : toutes ces ondes sonores et ces vibrations qui emplissent l'atmosphère, nous enveloppent et nous portent à l'unisson vers une harmonie extatique !

Durant les longs jours de confinement donc, bien qu'au quotidien je me fusse employée à lutter contre la morosité ambiante, des sensations amères, des ressentis négatifs ont réussi à envahir mon corps et, tels les scories issues de la lave en fusion, ont baigné mes organes et mes viscères, mes muscles et mes articulations, mes veines et mes artères dans une sorte de gelée qui semblait n'avoir pour objectif que de combler tous les interstices vides. Jour après jour, durant plusieurs mois, je sentais mon corps se faire coloniser par un flux de matière indésirable.

Et puis vint le jour de la libération tant attendue !

Finies les restrictions liberticides de distance et déplacement !

Allégés les horaires de sortie autorisée ou couvre-feu !

J'ai pu prendre à nouveau soin de moi.

Seules les vibrations bénéfiques du vibragong, des bols tibétains ou de cristal, ont pu enfin déchirer et dissiper ce tissu visqueux qui engluait mon corps et en entravait le bon fonctionnement.

J'ai alors éprouvé à nouveau combien il est important de se laisser gagner par la légèreté et la fluidité... sans pour autant...

Sans pour autant oublier de porter un regard lucide et attentif sur notre société qui a été très éprouvée, ces derniers mois, par le contexte sanitaire et les décisions parfois liberticides d'un gouvernement dont les choix auront sans doute des répercussions négatives sur l'économie de notre pays... et notamment sur le moral des Français... 

Français qui réaliseront d'ici la fin des congés d'été, qu'on ne retrouvera pas "la vie d'avant"...

et que cela sera nécessaire pour préserver notre planète Terre (si on ne veut pas qu'elle se débarrasse de nous) :

- réduire notre consommation et consommer de façon plus raisonnée,

- apprendre à ne pas vivre que pour la satisfaction de nos envies et plaisirs immédiats...

- et surtout nous souvenir que :

TOUT EST VIBRATION !

mêmes nous

et que c'est là la clé de notre Bonheur !

 

LAU PHILO

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14 mars 2021 7 14 /03 /mars /2021 21:21
T/art/UF/fade 2020-2021

C'est décidé

par tous les T/art/UFFE au pouvoir

pour tout BÂT/art ou T/art/EMPION du peuple :

plus d'accès à la CULTURE !!!

 

plus d'accès à la CULTURE !!!

Que de la confiture à étaler sur nos T/art/INES 

 

plus d'accès à la CULTURE !!!

Les T/art/UFFE (T/art/)GETTENT l'opprobre

sur les Fêt/art qui se couchaient T/art

 

plus d'accès à la CULTURE !!!

Au PLAC/art les COST/art

 

plus d'accès à la CULTURE !!!

Pour échapper à ces T/art/UFFE

certains rejoignent le T/art/MAC

pour s'envoler vers le QAT/art 

 

plus d'accès à la CULTURE !!!

Internet en AUT/art/CIE : 

la suprématie des images de PET/art et QUEUT/art 

conduit-elle à la CATH/art/SIS salvatrice ?

 

plus d'accès à la CULTURE !!!

plus d'accès à la CULTURE !!!

plus d'accès à la CULTURE !!!

 

Existes-tu? où es-tu?

Toi le T/art/ZAN, Toi la H/art/PIE, 

qui au nom des BÂT/art ou T/art/EMPIONS du peuple

iras mettre une T/art/E 

à tous ces T/art/UFFE au pouvoir !

 

LAU PHILO

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21 février 2021 7 21 /02 /février /2021 09:58

A-MERE-TU-ME mets de côté ou plutôt à côté de ta vie...

Tu ne peux complétement m'ignorer... sur 4 enfants, je suis la seule à t'avoir donné un petit-fils... comme si, de façon éperdue, j'avais recherché à t'offrir une partie de moi que tu pourrais enfin aimer... une offrande dans un papier cadeau inattendu... pigmentation de sa peau qui te l'a fait appeler "mon coeur de beur(re)" !!!

En effet, ayant délibérément quitté ton giron une année plus tôt, j'étais tombée follement amoureuse d'un homme qui, bien que berbère, est apparu à vos yeux comme "un arabe", un immigré... il avait tout quitté pour venir vivre avec moi : sans diplôme, sans emploi, sans argent !

"J'avais fait fort !" (selon votre expression) et pourtant je ne voyais pas où était le problème... être aimée, désirée par un homme qui n'avait rien ! plutôt que d'être mal-aimée, voire rejetée par un homme et une femme, mes parents, qui, cochant toutes les cases de personnes bien insérées dans la société - maison d'architecte, voitures, épargne - voulaient m'imposer ce même modèle de vie où tout est basé sur l'avoir plutôt que sur l'être, où l'amour consiste à prendre davantage soin de l'apparence, l'hygiène et de la santé que de l'émergence et l'épanouissement de l'être intérieur... d'où mon impression d'avoir été élevée comme si je n'avais été qu'un animal domestique qui aurait dû montrer toute gratitude à ses "maitres" en imitant leur mode de vie...

 

A-MERE-TU-ME fends le coeur... 

Par ta non-assistance dans la réalisation de mon projet de vie, en l'occurrence des études de philosophie, j'ai dû suivre un autre parcours... D'un emploi à l'autre, j'ai mis du temps à trouver la place, ma place dans cet univers professionnel à 1000 lieues de tout ce qui me faisait vibrer. Persévérante et investie, j'ai fini par trouver cette place, ma place, celle qui me permet aujourd'hui de travailler sans renier mes convictions et d'être reconnue par mes pairs pour mes connaissances, mes compétences et mon expérience.

 

A-MERE-TU-ME fais grandir...

Encore et encore... j'ai récemment réalisé que c'est parce que j'ai éprouvé très tôt tes talents de manipulatrice, que toujours j'ai su débusquer les manoeuvres des mal-intentionné(e)s et/ou les tentatives de culpabilisation des envieux(ses) qui n'avaient d'autre but que de m'écarter de mon chemin fait de Liberté et d'Indépendance.

Tes "manipulations" de femme dans la pleine force de sa maturité, ont blessé, presqu'anéanti l'adolescente que j'étais et qui osait remettre en cause tes préceptes, toi qui as été ma maîtresse d'école en CP puis celle de mes frères et soeurs !!!

Tu as mis en oeuvre l'Artillerie Lourde pour contrer mes propos, mes actions que tu prenais pour de la défiance... sans te rendre compte que tu n'avais en face de toi qu'une enfant d'une quinzaine d'années qui cherchait, en se confrontant à l'Autorité toute puissante, à faire grandir son être intérieur. Pourtant rien de surprenant dans cette évolution qui semblait te dépasser : avant mes 6 ans, j'avais déjà contourné, involontairement et par soif de connaissance, ton potentat d'enseignante, en apprenant à lire seule.

 

A-MERE-TU-M'as construite... malgré toi, mal-gré moi

Tous tes actes, toutes tes réponses que j'ai parfois trouvés si cruels, sont fondateurs de la femme que je suis devenue, cette femme qu'il t'est difficile de comprendre et que pourtant tu sembles admirer, si j'écoute mon Fils.

 

LAU PHILO

 

 

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24 janvier 2021 7 24 /01 /janvier /2021 09:30

Michel Jonasz miaule d'une façon si juste ces paroles de l'amour blessé, de l'amour délaissé !

Moi, qui écoute inlassablement cette chanson en 2013, je ne suis même pas capable d'articuler un seul de ces mots alors que l'homme que j'aime, celui avec lequel je vis depuis une dizaine d'années, me déclare soudain, le soir de la fête de musique, qu'il a décidé de s'en aller... 

Au-delà de l'état de sidération et au-delà de la douleur, du désespoir et du chagrin qui envahissent mon coeur et tout mon corps aussi, j'ai l'impression qu'une petite voix essaie de se faire entendre... de façon intuitive, je comprends que c'est le Moi qui me lance un timide signe de détresse. En effet, durant ces 10 dernières années, il s'est recroquevillé, se faisant le plus petit possible, pour laisser place, à ce qui s'est façonné lentement aux côtés de l'homme aimé, artiste, qui trainait son mal de vivre et sa colère à l'encontre de la Terre entière : la Moi/TIE !

La Moi/TIE ! non pas de moi-même, mais la Moi/TIE de l'entité protéiforme que l'assemblage de nos deux Moi avait créé au fil du temps... le couple comme pourraient le nommer certains ! mais je préfère "entité protéiforme", non pas que l'idée du couple me rebute, au contraire ! mais il semblerait que ce que j'envisageais alors comme étant une vie de couple n'était en fait qu'un "arrangement" qui s'était pérennisé, la chenille ayant, par confort ou lâcheté, différé le moment où elle se résoudrait à déchirer et quitter le cocon.

Lors de cette séparation en 2013, la Moi/tié étant devenue impuissante sous l'emprise de l'état de sidération, sous l'assaut de la douleur, du désespoir et du chagrin, c'est le Moi, groggy mais davantage vindicatif, qui impose son hégémonie sur ma vie.

Sa stratégie : Pour reconquérir son espace, il doit neutraliser cette Moi/TIE à laquelle je me suis réduite, au nom de l'Amour... de cet amour que je portais à l'homme avec lequel je voulais vivre jusqu'à ce que le mort nous sépare. Son principal objectif est d'abord de bâillonner la Moi/TIE qui n'a de cesse, jour et nuit, que de ressasser et miauler les paroles de l'amour blessé, de l'amour délaissé ! 

Les jours, les nuits, les mois, les années s'égrènent et la lutte est âpre ! Moi et Moi/TIE ne font pas bon ménage : Moi avance sur le long chemin escarpé de la résilience, traquant le moindre signe de défaillance de Moi/TIE qui trébuche encore et encore sur les réminiscences du passé.

Puis 2021 s'installe : après 7 longues années de lutte acharnée contre les affres de la Moi/TIE, le Moi finit enfin par triompher, laissant à Moi/TIE, pour sa retraite, l'usufruit du champ/chant de la Nostalgie.

J'ai repris les rennes de ma vie !

Je suis UNE et UNique !

UNE femme façonnée par ses joies et ses souffrances, enrichie de toutes ses expériences, et, de façon plus générique, UN être humain qui, tout au long de chaque jour qui s'écoule, répond à l'invitation de Nietzsche :

 

BE YOURSELF !

Deviens qui tu es !

 

LAU PHILO

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31 décembre 2020 4 31 /12 /décembre /2020 11:17

Au revoir 2020 !

 

Jamais aussi contente de quitter une année !

Jamais aussi pressée de vieillir !

Et pourtant toute cette année qui nous a donné un contexte qui peut être qualifié de "prédisposant" - c'est à dire que nous avons disposé de tout le temps nécessaire, et même plus, pour nous adonner à l'introspection - devrait vraisemblablement aboutir au "Carpe Diem !", fruit mûr et juteux d'un long et bénéfique travail sur soi...

Encore quelques heures pour peut-être y parvenir, mais j'avoue qu'il est plus difficile d'"être ici et maintenant", d'apprécier le moment présent, quand on est privé, entre autres, de contacts physiques avec les siens, les ami(e)s, les collègues... plusieurs mois se sont écoulés depuis la date fatidique du 16 mars sans étreinte prolongée, sans accolade, sans bise, sans poignée de mains... excepté peut-être au sein d'un couple, d'une famille ou à Noël !

Le corps commence alors à se dessécher comme peuvent s'étioler les pétales d'une fleur privée d'eau !

Seule la musique, toujours la musique, peut combler cette carence, telle une vague, un tsunami parfois, de vibrations puissantes et douces à la fois qui inondent notre corps et notre mental : du réconfort pour quelques instants, quelques instants seulement ! car rien ne remplace la chaleur affective de ceux-celles qu'on aime.

Bientôt 2021 ! qui verra peut-être le retour de tout ce dont nous avons dû nous priver afin de ne pas attraper ce maudit virus : les rencontres familiales et amicales, les sorties et découvertes culturelles et artistiques, le plaisir de partager à plusieurs du Beau et du Bon !

Bientôt 2021 ! qui résonne comme la promesse, non pas d'un monde meilleur obligatoirement, mais plutôt du retour de ce monde que nous avons tous vécu sans parfois bien nous rendre compte que le fait de pouvoir jouir pleinement et en toute liberté de relations interpersonnelles : familiales, amicales, sociales, professionnelles... agit, sans que nous en prenions vraiment conscience, comme une source ou une fontaine qui irriguerait notre corps et notre mental, favorisant ainsi l'apaisement propice à l'épanouissement.

 

Bonjour 2021 ! 

 

LAU PHILO

 

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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 17:49

Le masque !

Objet de discussion pour les plus hésitants,

Objet de suspicion pour les plus sceptiques,

Objet de conflit pour les plus agressifs...

Le masque !

Objet, d'abord considéré comme accessoire puis devenu obligatoire dans l'espace public, et qui en 2020 dissimule la moitié du visage : comment dorénavant deviner avec certitude la bonhomie de l'interlocuteur(trice) ou bien si sa moue est triste ou dédaigneuse ?

Objet porté sur tout ou partie du visage, notamment sur les yeux du temps des carnavals : il manifestait alors le désir de ne pas être reconnu, d'apparaître travesti(e) dans la peau d'un(e) autre pour s'adonner sans limite à la fête, aux plaisirs

Objet porté aujourd'hui sur le bas du visage, du nez jusqu'au menton... Après avoir été l'incontournable des délinquants qui voulaient dissimuler leur identité, il représente aujourd'hui l'une des règles imposées dans le cadre du respect de la distanciation sociale, protocole mis en oeuvre pour se protéger du virus et passible d'une amende.

Traditionnellement, le masque est le symbole du mensonge : l'expression "Tomber le masque" en témoigne.

Justement la pirouette la plus adroite pour les actuel(le)s détracteurs(trices) n'est-elle pas, par un effet de rhétorique, de faire croire que le fait de refuser le port du masque démontre le choix fraternel de rester en lien avec son entourage ?

Ne serait-ce pas là un prétexte illusoire qui trahirait ce mouvement de repli sur soi, inauguré lors de la période de confinement, alors que chacun(e) a utilisé, avec plus ou moins d'engouement, cette opportunité de se cacher derrière ses écrans :

ordinateur, tablette, téléphone... ?

Et alors que penser du choix

d'Afficher, au nom de la LIBERTE, cette posture,

plutôt que de Porter ce masque qui peut préserver la santé et ainsi témoigner, à l'égard de nos concitoyens dont on ne peut pas toujours connaitre la situation de fragilité :

Notre EMPATHIE,

Notre SOLIDARITE,

Notre FRATERNITE !

 

LAU PHILO

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14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 23:24

ALLER MARCHER SUR LE CHEMIN DE COMPOSTELLE,

 

c’est…

Se lever très tôt un matin, préparer le sac à dos puis mettre la clé sous le paillasson puis partir…

Suivre ce Chemin emprunté par tant d’autres depuis des siècles,

Glisser ses pas dans les empreintes de nos aïeux et aïeules,

Aller à la rencontre d’autres marcheurs, pélerins, randonneurs ou cyclistes et partager avec eux un bout de Chemin, un bout de pain,

Tous en quête de soi-même ou de l’Autre, en quête de rédemption ou d’oubli, en quête de performance ou de sensations,

Marcheurs pour éprouver sa foi ou bien la conforter...

 

c’est…

Goûter au plaisir des pauses prises au détour d’un chemin, au milieu des champs, dans une clairière, sur la berge d’une rivière, au bord d’une mare, sur la place d’un village pittoresque ou sous le porche protecteur d’une église,

Connaître, le soir, ces moments de partage dans des gîtes, des demeures ou des baraquements : soupirs, rires, conversations animées, anecdotes, plaintes et baillements...

 

c’est aussi…

Céder à des moments de découragement :

- ne plus supporter les crampes ou les ampoules,

- se laisser envahir par la fatigue,

- pleurer ou bien maugréer contre le monde entier

avant de se rappeler le bonheur ressenti le matin du grand départ !

 

Marcher sur le Chemin de COMPOSTELLE,

c’est comme avancer sur le chemin de la vie… 

Choisir sa destination, suivre le bon sentier,

Progresser lentement mais sûrement,

Se motiver parfois pour ne pas abandonner,

Savoir profiter des moments de partage et de convivialité

Et ne pas oublier de tendre la main à celui qui en a besoin !

 

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J'ai parcouru une partie de ce Chemin l'été 2003, durant la canicule, en compagnie d'un artiste-peintre. Au retour, j'ai rédigé ce texte, prévu initialement pour être la préface du livre qui rassemblerait toutes les planches qu'il avait dessinées tout au long de son parcours, entre 2000 et 2003. J'avais même ajouté une conclusion qui aujourd'hui n'est plus de circonstance... puis en 2008, je me suis interrogée sur le sens de la marche :

Quand l’homme qui allait devenir 2 ans plus tard mon compagnon de vie s’est finalement décidé à me faire cette proposition, 
je n’étais pas encline à la réflexion mais juste à accepter sans hésitation: je devais l’accompagner dans sa démarche, coûte que coûte, même si j’ignorais encore si sa démarche personnelle était compatible avec mon envie de marcher à Deux, côte à côte.

Tout au long de ce Chemin, nous avons croisé, côtoyé, rencontré beaucoup de marcheurs : marcheurs pèlerins ou bien marcheurs randonneurs, tous prompts à témoigner du sens de leur démarche.

En effet, ils étaient tous en quête de ...

d’eux-mêmes ou de l’Autre, 
de rédemption ou d’oubli, 
de performance ou de sensations, d’émotions
ou bien i
ls marchaient pour éprouver leur foi ou, au contraire, la conforter.

 Nous avons marché, grimpé, pris maintes fois notre appui dans les descentes pour ne pas nous laisser emporter par le poids du sac.

Nous nous sommes posés, reposés au milieu des champs ou des forêts,

dans des gîtes, des demeures ou des baraquements.

Nous avons ri, soupiré, maugréé parfois à cause des ampoules ou bien des crampes, pleuré aussi lorsque la fatigue accaparait tout le corps, toute la tête. 
Mais jamais au grand jamais, je n'ai remis en cause le sens de ma démarche dans cette marche.

Et finalement, en croisant, en côtoyant, en rencontrant tous ces marcheursj’ai découvert qu’il pouvait y avoir mille et une motivations à cette démarche, celle de se lever un matin, prendre un sac, cacher la clé de sa maison sous le paillasson et partir sans penser à plus rien qu’à ce rendez-vous avec son chemin. Il n'est finalement pas nécessaire d'avoir une démarche pour marcher et qu'inversement la marche peut mener à la réflexion sur le sens de sa propre démarche.

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Aujourd'hui, grâce à cette expérience, je suis riche de souvenirs marquants et je retiens surtout de cette époque que j'ai éprouvé des sentiments forts et ressenti de très belles vibrations dont j'ai parfois la nostalgie ! La Vie continue et je puise aujourd'hui, sans relâche, dans mon quotidien, à la source de toutes les énergies positives que j'ai l'opportunité de recevoir pour vibrer encore et encore !

 

Et ça marche !!! c'est le cas de le dire !

Merci à ceux et à celles (et à la musique aussi) qui génèrent en moi ces vibrantes émotions.

LAU PHILO

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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 09:26

L'apparition de la COVID19 a perturbé nos vies, nos habitudes, nos rituels, les modalités de nos relations interpersonnelles. Les règles de distanciation nous éloignent de façon sourde et inexorable des uns des autres : la disparition de la bise ou la poignée de mains nous prive de tout contact physique. Les masques peuvent gêner la respiration mais surtout dissimulent les expressions du visage et altèrent parfois la qualité des échanges verbaux, comme si le masque rendait sourd à l'autre.

Mais comme rien n'est ni tout blanc ni tout noir, la COVID19 provoque également quelques effets plutôt bénéfiques...

Avec le masque,

plus besoin de mettre la main devant sa bouche quand on baille... les femmes dépensent moins de rouge à lèvres... les hommes se rasent moins fréquemment... la mauvaise haleine est d'abord respirée par son(sa) "propriétaire".

Enfin tous les autres microbes et virus, plus ou moins dangereux pour notre santé, sont ainsi écartés de nos voies respiratoires !

Avec la distanciation,

plus besoin de s'inquiéter au cinéma lorsqu'il une place est libre à côté de son siège... plus de déplacement intempestif lorsqu'un couple arrivé tardivement veut pouvoir prendre place côte à côte (cf mon article "SOLO..." de 2018). De même, dans les restaurants, les solos ne subissent plus le dédain du restaurateur qui les plaçait automatiquement dans le passage qui mène vers les toilettes. Après ce long confinement, les solos ont obtenu le statut tant revendiqué de CLIENT(e)s, à part entière : leur consommation va venir grossir la recette du jour.

Enfin, d'une façon générale, la distanciation parvient à supplanter la discrimination, ou plutôt une situation qui aurait été regardée auparavant sous le prisme de la discrimination prend une autre envergure du fait de la prégnance de la question sanitaire. 2 exemples :

Dans les transports publics, une trop grande promiscuité, entre un homme et une femme qui ne se connaissent pas, devient suspecte pour les voyageurs attentifs qui peuvent alors considérer le rapprochement de l'homme vers la femme plutôt comme une transgression aux précautions sanitaires qu'une atteinte à l'intégrité physique de la femme. La femme a désormais la possibilité, avant même un quelconque impact ou incident, de se dégager en toute légitimité, sans même suggérer une allusion au genre, ce qui élude toute interprétation négative de sa réaction. Cela peut être utile dans certains pays ! où les femmes sont souvent malmenées, notamment dans les bus.

Dans les grandes surfaces commerciales, les vigiles sont tenus de faire respecter les consignes sanitaires : distanciation et masque. De fait, lors d'un différend à ce sujet entre 2 client(e)s de couleur différente, le vigile ne peut qu'intimer le respect des règles à celui ou celle, quelle que soit sa couleur, qui ne porte pas de masque, sans même suggérer une allusion aux origines, ce qui élude toute interprétation négative de sa réaction. Cela peut être utile dans certains magasins ! où les client(e)s de couleur différente de celle du vigile sont parfois discrédité(e)s d'office.

Pour conclure, un effet positif pour notre planète : la cause écologique devient essentielle dans notre société qui a perdu le sens de la Nature ou ce que j'appelle le "bon sens". Ainsi évolue la réglementation et sonne le glas des terrasses chauffées en hiver et de la climatisation à outrance en été : vivons et mangeons au rythme des saisons !

Ca pourrait être mieux... ça aurait pu être mieux... mais c'est sans compter sur la nature humaine et il faudrait faire fi du fil de l'actualité pour rester inconditionnellement optimiste : toute cette agressivité toutes ces violences, parfois même la mort, dont sont victimes ceux ou celles qui s'aventurent à demander aux récalcitrants, ces individualistes dénués de toute empathie, le port du masque là où c'est obligatoire !!!

Même si je supporte bien mal toutes ces consignes (distanciation et gestes barrières) je les respecte : en premier lieu pour rester en bonne santé et en second lieu pour protéger les autres au cas où je serais porteure asymptomatique... Rester en bonne santé a toujours été mon objectif pour profiter le plus longtemps possible d'un corps qui, "fonctionnant bien", me permet de mener ma vie selon mes aspirations. De plus, le fait de porter le masque me permet de moins me focaliser sur le comportement des récalcitrants ; je fais juste attention à bien garder mes distances par rapport à eux et si je ne peux me déplacer, je leur demande alors de ne pas m'approcher... les laissant assumer leur choix de ne pas porter de masque.

Je tiens à rester en bonne santé et " en bon état" également !

LAU PHILO

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12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 10:37

POURQUOI suis-je (presque) seule à ressentir, pressentir tous les bouleversements de notre société qui sont, en ce moins de juillet, si gaiement occultés, au profit des préoccupations immédiates non seulement portées par bon nombre de salarié(e)s ou retraité(e)s mais aussi relayées inlassablement par les médias qui contribuent ainsi à l'anesthésie générale de la population :

la durée et la destination des congés ?

POURQUOI plusieurs voix ne s'élèvent-elles pas pour alerter que la récession économique est déjà engagée et que le point d'impact en septembre sera violent et inéluctable ?

Presqu'un million de chômeurs de plus avant fin 2020, c'est presqu'un million de personnes qui devront compter sur la solidarité nationale pour subsister...

Avant ou après les SDF et les migrants ?

Que cela laisse-t-il présager de la France de demain, cette FRANCE où les inégalités vont se creuser dans l'indifférence la plus totale, surtout celle des plus riches qui devraient déjà être assujettis à une taxe sur toutes leurs transactions financières ?

La TVA vient bien grever de façon exorbitante le budget de ceux qui ne vivent que de leur travail et/ou des aides et allocations...

POURQUOI suis-je (presque) seule à ressentir, pressentir ce malaise qui donne déjà un goût amer à mon quotidien, d'autant plus que les gestes barrière et les mesures de distanciation nous coupent encore plus les uns des autres ?

Comment, dans ces conditions si propices à l'émergence de l'indifférence, le désarroi des plus démunis, des plus fragiles pourrait-il encore selon l'expression "NOUS TOUCHER" ?

Toutes ces interrogations permettent finalement de répondre à la question que je me posais avant d'écrire cet article :

POURQUOI les gens qui se montraient déjà distants avant le confinement sont-ils devenus encore plus indifférents aux autres, préférant s'enfermer dans "la bulle" qu'ils ont découverte durant le confinement ? Cette bulle qui permet de n'être plus confronté(e) à l'altérité, de ne plus éprouver sa capacité à la tolérance, à l'empathie et qui réduit le périmètre d'exploration de son environnement à l'Entre-soi.

LAU PHILO

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 01:09

Que s'est-il donc passé pour que j'en vienne à illustrer l'un des articles de mon blog en utilisant une chanson datant de 1977 de Carlos (fils de Françoise DOLTO) décédé en 2008 ? (choix que j'assume pleinement au risque d'être regardée comme "ringarde")

Réponse : la COVID19 ou plutôt les consignes mises en place pour mener la guerre contre la COVID19... dont cette longue période de confinement, d'autant plus longue qu'il a fallu gérer la pénurie de masques et de tests...

Soudain le 18 mars 2020, sans avoir eu le temps de prendre la moindre des dispositions, l'isolement fut de rigueur et derechef, lors des quelques sorties justifiées par une attestation, le contact avec l'Autre a dû être réduit. Durant un trop grand nombre de jours, plus aucun contact physique... et cette situation ne cesse de se prolonger quand bien même la vie sociale, professionnelle a repris son cours.

Plus aucune poignée de mains !

Plus aucune accolade !

Plus aucune bise !

Bref ! plus aucun contact de peau à peau !

plus aucune inter-action entre nos auras et, par conséquent, plus aucune sensation physique, source de vibration nécessaire pour se sentir vivant(e) !

A moins de vivre une relation amoureuse

ou de partager son quotidien avec un animal domestique

ou de se faire masser le cuir chevelu par le(la) coiffeur(euse)

ou de se faire masser régulièrement par le(la) kiné

Bref ! pour celui(celle) qui vit seul(e), tout contact de peau à peau ne peut être que tarifé !

Ah ! le bon vieux temps ! où l'on pouvait se ridiculiser sur cette chanson, en se penchant sur des endroits inédits de son(sa) partenaire, pour donner avec plaisir... ou dégoût le :

"Big Bisou"

 

LAU PHILO

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 00:34

Ci-dessous un article que j'ai écrit en septembre 2019.

Je ne me doutais pas alors que le staycation s'imposerait cet été 2020 comme une réponse raisonnable :

- aux uns, pour respecter les consignes imposées dans le cadre de la "guerre" contre la COVID19,

- aux autres, pour pallier l'arrêt ou la diminution de leurs ressources en raison des consignes imposées lors de l'état d'urgence sanitaire.

Quoi qu'il en soit, je n'ai pas changé de point de vue mais je regrette :

- non seulement que le staycation soit devenu une alternative plutôt qu'un choix,

- mais surtout que la journaliste, également visionnaire, qui m'avait contactée à ce sujet en février, juste avant le confinement, n'ait eu d'autre choix, à la demande de son rédacteur en chef, d'abandonner son projet.

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Staycation, un concept né vers 2010 et qui vient tout droit des Etats-Unis : une contraction de STAY (rester) et VACATION (vacances) pour désigner le fait de rester chez soi dans sa ville ou son village et passer des vacances comme le ferait un touriste !

Changer de point de vue et redécouvrir ce qui parait familier, une action également militante puisqu'elle permet de participer à la lutte contre le réchauffement climatique sans oublier que le budget habituellement consacré au transport vient s'ajouter à celui prévu pour les activités sportives, les sorties culturelles ou festives ! Mieux profiter ainsi de la vie !

Je pratique régulièrement ce mode de vie depuis 2013. Non pas que la découverte de nouveaux paysages ou que les bienfaits de la nature me sont indifférents mais, habitant près de PARIS, il s'agit plutôt pour moi de pouvoir me réapproprier cette ville capitale à mon propre rythme, au gré de mes envies, au hasard de mes déambulations... et c'est un vrai plaisir que de redécouvrir les monuments baignés de soleil, dont les contours se dessinent sur un ciel bleu azur :  carte postale dans laquelle je me trouve ainsi projetée !

Et il en est un qui me fascine toujours autant : la Tour EIFFEL ! Majestueuse, imposante, d'une architecture époustouflante,  elle s'élève magistralement et transperce le ciel bleu de l'été. Devant elle, j'ai encore et toujours ce sentiment puissant, l'émerveillement, et je redeviens la provinciale qui rêvait d'aller à la capitale.

Mais, cet été 2019, j'ai dû affronter la réalité d'une métamorphose radicale : les 4 pieds puissants de la Tour EIFFEL désormais ancrés dans un parc ceint par une haute et épaisse cloison de verre et d'acier !!!

D'abord, consternée devant ce mur qui se dressait soudain devant moi et dénaturait cet espace magnifique qu'est le Champ de Mars, j'ai ensuite envisagé cette enceinte visiblement transparente comme la barrière protectrice de mes souvenirs et j'ai baptisé l'espace clos : Nostalgia Park, formule plus courte à énoncer que Parc de la nostalgie.

Mes souvenirs les plus chers, vécus à l'abri de cette Tour EIFFEL étaient ainsi sauvegardés à jamais dans un espace protégé : Nostalgia Park !

Escale principale : l'attraction "Bienvenue en 2002" dont je me souviens comme d'une année inoubliable puisque marquée par deux moments bienheureux :

- champagne partagé, au mois de juin, avec ma soeur et mon fils à l'occasion de mes 40 ans : coupes entrechoquées, rires complices, bougie symbolique !

- puis premier baiser, une nuit étoilée de novembre : les prémisses d'une folle histoire d'amour entre une provinciale et un Parisien artiste peintre... quelle aventure !

Mais plus assez de temps aujourd'hui pour parcourir tout le parc et vous faire découvrir la suite de l'histoire. Revenons plutôt au soleil qui réchauffe les corps et les coeurs, à cette ville qui sait faire tourner les têtes et qui offrent tant de moments de beauté, de farniente, de caliente ! dès qu'on ose franchir la porte de la station de métro ou du RER de sa banlieue.

Alors n'hésitez plus, optez sans complexe pour le Staycation et au plaisir de vous croiser l'été prochain près de chez vous !

LAU PHILO

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 22:43

Clip de 2010 qui dégage de la sensualité mais aussi de la pudeur... sinon un début de distanciation ?

Après : ABRACADABRA !

Après : JACQUES A DIT !

une nouvelle formule :

COVID19 !

formule qui a pour effet immédiat de nous faire tenir à distance des uns des autres.

Tout rapprochement de moins d'1 mètre est proscrit. Et surtout, plus aucun contact de peau ! Bises, poignées de main, accolades sont bannies de notre vie sociale et même familiale.

Comme si cela ne suffisait pas, même le sourire se cache désormais derrière un masque !

Nos auras ne peuvent plus s'interpénétrer, notre expérience sensorielle se réduit également ; seule la musique peut encore faire vibrer nos corps.

Comment se résoudre à vivre dans ce monde où l'autre est devenu l'incarnation potentielle d'un danger dont on ne peut même pas estimer l'impact ? Ce quidam est-il porteur du virus ? pt-être ben que oui... pt-être ben que non...

Réfléchir alors à l'éventualité de prendre le risque...

Prendre le risque de baisser les masques pour échanger, peut-être tels des snipers qui s'ignorent, des mots qui, parés d'un signifiant attractif, peuvent alors investir les voies respiratoires de l'interlocuteur(trice)... des mots qui, tels des chevaux de Troie lâchés au galop, viennent s'emparer des fosses nasales et de la gorge avant d'atteindre plus profondément les poumons...  

Voilà la vision apocalyptique qui nous est donnée, depuis mars, des relations interpersonnelles... la communication orale réduite à sa manifestation physique : la trajectoire, d'un visage à l'autre, de l'infiniment petit que notre oeil ne peut ni détecter ni analyser !

Et la promesse de cette menace contenue dans une formule qui s'apparente davantage au mauvais sort qu'à la magie : COVID19 !       

LAU PHILO

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