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  • : LAU PHILO ou Philosopher, méditer et échanger sur tout ce qui nous entoure
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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 18:53
Lettre à Mr Hyde/Dr Jekyll
Lettre à Mr Hyde/Dr Jekyll

Je ne connais plus

Je ne reconnais plus l’homme que tu montres de toi, tel un hologramme,

depuis le jour où, sur les trottoirs de PARIS, tu m’as mise KO

Toi, l’homme que j’ai accueilli, par amour, alors que sa vie était devenue Détresse

et qui, un soir de liesse, a décidé de m’effacer, d’un seul trait, de son quotidien.

Tu m’en-visages comme si j’étais devenue ton ennemie,

Alors que c’est toi qui t’es détourné de notre avenir, en m’accusant des pires maux,

noircissant ainsi mon image pour mieux me détester en toute légitimité

Alors que c’est toi qui a aspiré à revoir cette femme fantasme de ta quarantaine perdue, émergée d’un passé de frustration

Alors que c’est toi qui es parti la rejoindre du jour au lendemain,

Espérant satisfaire ton as-piration : abandonner Paris pour la province.

Je me sens comme trahie par l’homme

qui m’a accompagnée puis a vécu avec moi durant plus d’une décennie,

qui m’a donné, selon toute vraisemblance, le meilleur de lui-même,

et que j’aimais si profondément … Docteur Jekyll !

J’ai l’impression que tu as laissé ce Toi(t) que j’aimais tant, doucement mourir,

en l’enlisant dans le marais de tes frustrations et de ton mal-être de Peintre,

afin que l’autre versant plus sombre de toi-même puisse soudain émerger

en m’explosant « à la gueule », tel un volcan béant qui se réveille, libérant son souffre,

avec la force d’un feu d’artifices rougeoyant qui abrase le ciel sombre

et la cruauté d’une bombe terroriste qui anéantit tout espoir d’un monde meilleur.

 

Ma vie s’en est alors trouvée déchiquetée… Mister Hyde.

 

D’abord un long cri sourd, puissant et dévastateur dans la poitrine…

Puis la morsure de l’Absence mêlée à la douleur de la Désespérance…

Et les jours qui se suivent, un à un, menant pas à pas sur le chemin de la résilience…

Tandis que s’enchainent les nuits durant lesquelles, dans le silence,

s’égrainent lentement et inéluctablement les tendres souvenirs indélébiles.

Le temps qui passe mais qui rien n’efface,

Mes blessures qui laissent place aux cicatrices

Cet amour que je ne veux ni oublier ni décolorer

Cette sensation que mon être intérieur se déploie en moi et investit mon espace de sa présence,

comme si je ne pouvais être seule, quand bien même je ne vois personne autour de moi.

Je ressens alors la force de la Vie, tel un bouton de rose , qui éclot à nouveau.

LAU PHILO

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