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  • : LAU PHILO ou Philosopher, méditer et échanger sur tout ce qui nous entoure
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2 février 2019 6 02 /02 /février /2019 16:57
Le privilège de l'âge

Chaque homme, Chaque femme, à partir de 50-60 ans, aspire aujourd'hui à montrer qu'il qu'elle est encore jeune, préférant ignorer le nombre des années qui s'additionnent jusqu'à ne plus supporter l'évocation d'un anniversaire.

Il/Elle surveille ce corps qui est le premier à trahir le nombre des années, davantage pour les femmes qui subissent un cataclysme hormonal, la ménopause, quand bien même les hommes ne sont pas épargnés par l'andropause qui s'impose de façon plus sourde.

Il/Elle préfère malmener ce corps plutôt que de l'écouter demander davantage de tempérance et d'attention dans les actes du quotidien de façon à pouvoir rester en bonne santé et ainsi ne pas être pollué par la prise de substances médicamenteuses censées faire disparaitre les microbes, les virus...

Et dans cette quête de la performance corporelle, qui correspond, selon moi, au déni de la manifestation de la nature, chacun/chacune ignore le privilège qu'offre l'âge : être en capacité de mieux connaitre son corps, de l'écouter en se montrant attentif aux alertes qu'il donne lorsqu'on oublie de prendre soin de soi, d'apprendre à l'aimer tel qu'il est, avec ses défauts de plus en plus apparents, ses douleurs davantage présentes, malgré les quelques contraintes qu'il impose dans la gestion du quotidien....

Il s'avère que ce refus d'avancer en âge altère non seulement notre rapport à notre corps mais aussi le lien qu'on peut tisser avec l'autre.

Dans les yeux des hommes, les femmes, célibataires surtout, découvrent soudain qu'après 50 ans, elles ont atteint leur DLC. Il semblerait que les hommes se plaisent à croire qu'ils ont la possibilité de "consommer" un produit davantage attractif, préférant ignorer cette femme, pourtant de leur âge, mais justement au caractère souvent trop affirmé à leur goût. Houellebecq n'a-t-il pas écrit : "A partir d'un certain âge, une femme a toujours la possibilité de se frotter contre des bites ; mais elle n'a plus jamais la possibilité d'être aimée. Les hommes sont ainsi."

Mais ce n'est guère plus rassurant pour les femmes de cet âge, vivant encore en couple, qui, sans en prendre conscience, répondent à une alternative quasiment incontournable, pour pérenniser leur mode de vie. a) Soit elles endossent le rôle de la ménagère, de la mère et/ou peut-être de la grand-mère, toujours super-active, faisant inconsciemment valoir ainsi à leur mari ou compagnon qu'il a encore et toujours besoin d'elle pour affronter les vicissitudes du quotidien. b) Soit elles s'avèrent être, de façon chronique, les proies de la maladie ou de la dépression, comme si elles avaient besoin de signifier à leur mari ou compagnon que seule leur présence et leur soutien indéfectible leur permettra d'affronter, de surmonter peut-être, les affres et symptômes endurés au quotidien.

Vaut-il mieux être femme célibataire ou femme en couple ?

Et je m'adresse à vous tous, hommes et femmes de plus de 50 ans : pourquoi ne pas nous employer à devenir enfin et tout simplement des Humains, chacun/chacune avec sa part de féminité et de masculinité, puisque la reproduction n'est plus véritablement une injonction ?

Peut-être aurons-nous ainsi, chacun/chacune, le bonheur de rencontrer un autre être humain bienveillant qui aura envie de vivre une relation équilibrée, apaisante et épanouissante... Imaginez ce nouveau mode de relation duquel seraient enfin bannies toutes les problématiques liées à l'orientation sexuelle ?... une utopie ?

Nietzsche a écrit "Deviens ce que tu es" et justement ne sommes-nous pas avant tout des Humains ?

LAU PHILO

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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 11:45
A CRAN LES ECRANS

Les écrans ont envahi notre environnement quotidien : écran de PC fixe ou portable, écran de tablette, écran de téléphone portable, écran de GPS, écran de télévision...

Si beaucoup de ces écrans semblent avoir obtenu l'adhésion inconditionnelle, voire l'addiction de leurs utilisateurs, un seul reste l'objet de circonspection : celui de la télévision qui est pourtant entré dans nos vies avant tous les autres.

Pourquoi cette désaffection ? Il est en effet de bon ton, pour la plupart des personnes, femmes ou hommes, que j'ai rencontrées lors de moments conviviaux, d'afficher, lors d'échanges informels, un certain mépris ou un mépris certain pour la télévision qui doit, semble-t-il, être l'apanage de celles ou ceux qui sont paresseux(euses) intellectuellement.

Je suis donc très souvent la seule à reconnaitre regarder la télévision et à arguer que Regarder la télévision ne signifie pas "s'avachir" sur un canapé et "gober" le programme qui passe, surtout depuis l'invention de la télécommande !

En effet, il suffit de regarder un guide des chaines télévisuelles pour constater que l'offre des émissions est très abondante, sans compter la possibilité de Replay et d'Enregistrement. De plus, cela donne l'occasion de découvrir des "choses" parfois étonnantes ou exceptionnelles, au niveau artistique, culturel, géographique, sportif, économique, politique, scientifique ou humain, auxquelles on n'aurait eu ni l'idée ni l'envie ni l'occasion de s'intéresser.

D'ailleurs, au fil de la conversation, un grand nombre de ces détracteurs de la télévision finissent toujours (à l'insu de leur plein gré) par révéler qu'ils passent un grand nombre d'heures à naviguer sur Youtube pour regarder des vidéos humoristisques ou à jouer à des jeux vidéos, quand ils ne commencent pas, pour certains, à se lancer dans une critique très argumentée de telle ou telle émission de télévision qu'ils n'ont bien-entendu jamais regardé ;-)

Je suis une passionnée, entre autres, de cinéma, de danse, de concert, d'opéra, de spectacle vivant et que d'opportunités, si faciles d'accès, sur ARTE, PARIS PREMIERE et aussi d'autres chaines plus classiques ! Bien-sûr, il ne s'agit de choisir que la catégorie artistique et non une oeuvre précise ! Mais comment avoir l'idée ou l'envie de voir et écouter une oeuvre dont on ne soupçonne même pas la création ! C'est justement ce que propose la télévision : découvrir ce qui est au-delà de nos préoccupations, au-delà de notre sphère personnelle.

La télévision est donc l'un des écrans qui envahit notre environnement quotidien, mais qui, en outre, a cette spécificité de faire découvrir non seulement ce qui se passe ailleurs mais aussi ce qui concerne d'autres personnes, avec peut-être cette "vertu" d'amener chacun(e) de nous à développer davantage de compréhension, voire d'empathie, pour tous les humains qui vivent un quotidien autre que le nôtre.

Votre façon de regarder la télévision va-t-elle changer ?

LAU PHILO

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2 janvier 2019 3 02 /01 /janvier /2019 09:57
Bonjour 2019 !

Une nouvelle année, de nouveaux espoirs !

Avec 2019 que du "9" et surtout saisir les belles occasions qu'offre la Vie !

Quel leitmotiv ! pour oser ouvrir la porte derrière laquelle on se réfugie de crainte d'être désappointé(e), déçu(e), meurtri(e), voire agressé(e) par ce qu'on imagine être la réalité... qui ne s'offre qu'à l'un de nos 2 yeux, à travers ce trou de serrure, étroit interstice de lumière creusé dans la masse de cette porte.

Certes le risque existe, cependant il est double !     

C'est aussi le risque d'être surpris(e), ébahi(e), ravi(e), voire émerveillé(e)...        

par tout ce que la surface de cette porte occulte.

Et si les noeuds, que suggèrent les ceps de vigne,   

n'étaient que quelques noeuds gordiens qu'il convient de trancher   

pour révéler toute la lumière puis toutes les couleurs de cette nature sombre... 

le fait d'avoir osé ouvrir la porte prendrait alors tout son sens.

Alors ? optimiste pessimiste ou pessimiste optimiste ?

Bonne année sur le chemin de l'épanouissement personnel

LAU PHILO

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 10:47
Ce que la femme dit d'elle et de son corps au théâtre

Je suis allée au théâtre voir KING KONG Theorie. Au départ, c'était pour me détendre... A l'arrivée, ce fut pour réfléchir ! Un texte âpre, douloureux, mais bien écrit par Virginie Despentes, qui tente de nous faire rire avec un sujet grave. D'ailleurs, les spectateurs qui rient le mieux ne sont-ils pas ceux qui, au fond, considèrent davantage ce texte comme anecdotique, fruit de la réflexion/confusion d'une femme névrosée, voire perturbée ?

Sur scène, 3 femmes pour incarner les femmes d'aujourd'hui : elles parlent, elles bougent, elles fument, elles chantent, elles s'allongent sur le sol, se relèvent puis s'assoient, elles filment, elles sourient, elles changent de vêtements... elles sont toujours en mouvement. Des femmes qui s'interrogent et interpellent au sujet de la place, du sens et de l'organisation de la féminité et de la masculinité dans notre société.

3 femmes sur scène, cela ne vous rappelle rien... mais si, en 2002... plus de 15 ans déjà !

Les monologues du vagin : 3 femmes sur scène pour faire partager la découverte de leur corps, plus précisément leur vagin. Un texte léger, humoristique qui donne envie d'être une femme, qui donne envie d'avoir une vie sexuelle épanouie.

15 ans entre ces 2 pièces... et aujourd'hui, le SEXE est devenu un sujet grave, douloureux pour les femmes. D'ailleurs, la notion de plaisir est à peine évoquée dans King Kong Theorie... alors que de nombreuses femmes aujourd'hui ont réussi, après longue revendication, à pouvoir utiliser leur corps de la même façon que les hommes, c'est à dire juste pour en "tirer" du plaisir, pratiquer ce que j'appelle trivialement le  "One shot"... et finalement c'est comme si cette accessibilité plus rapide au plaisir en avait fait perdre le goût... pour laisser place à l'amertume.

LAU PHILO

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8 août 2018 3 08 /08 /août /2018 09:53
Solo, ne va pas a vau l'eau !

Force est de constater que de plus en plus de femmes et d'hommes vivent seuls, quand bien même ils ne l'ont pas choisi. Divorcé(e)s, veuf(ve)s, célibataires, tous veulent continuer à vivre leur vie de femmes et d'hommes, dans leur environnement professionnel, dans leur intimité et durant le temps des loisirs.

Il serait légitime de penser que c'est, d'ailleurs, durant le temps des loisirs que ces femmes et hommes rencontrent le moins de difficultés. Or, ce n'est pas le cas s'ils choisissent de pratiquer des activités en solo.

"Pourquoi en solo et pas en groupe ?" me direz-vous.

Tout simplement parce qu'une sortie peut se décider sur un coup de tête, n'est-ce pas ?Pourquoi un solo devrait-il toujours prévoir à l'avance et s'organiser pour s'octroyer un moment de détente ?

Eh oui ! Lorsqu'on vit seul, sortir à deux ou en groupe suppose toujours un échange préalable par courriel, sms ou téléphone pour fixer un lieu et une heure de rendez-vous et surtout se mettre d'accord sur l'activité. Bien-sûr, il existe OVS, QUINTONIC... mais pourquoi être obligé(e) de sortir avec des personnes que l'on ne connait pas, d'autant plus le jour où on n'a pas forcément envie d'échanger ?

Ainsi vient le moment où, sur un coup de tête, j'ai envie :

1) après m'être baladée dans les rues de PARIS, d'entrer dans un restaurant ou une brasserie pour déjeuner. "Quoi de plus simple ?" me direz-vous. Tout d'abord, il y a l'épreuve de la table... le plus souvent, c'est la table située dans un petit coin, proche de l'entrée de la cuisine ou des toilettes ou de l'escalier, qui vous est attribuée. Combien de fois suis-je sortie d'un restaurant ou d'une brasserie, l'accès d'une table qui me plaisait m'ayant été refusé ? Puis vient l'épreuve du regard appuyé des autres clients, surtout ceux en couple, pour lesquels vous devenez, quel que soit votre sexe, un(e) rival(e) potentiel(le) et qui tentent de vous faire comprendre qu'il ne faudra pas tenter d'accrocher le regard de leur compagnon ou compagne. Enfin la dernière épreuve, celle du choix du plat... même le serveur s'attend à ce vous conformiez aux préceptes de la diététique (vous êtes seul(e) et il faut rester compétitif(ve)... et il est alors amusant de lire, sur le visage, la surprise dans le meilleur des cas, sinon la déconvenue, quand vous énoncez avec délectation "Hamburger maison ou moules du Bouchot avec frites maison" ou "Couscous méchoui" ou bien "Saucisse aligot" et que vous osez arroser le tout d'un peu de vin ou de bière. En effet, pourquoi aller dépenser de l'argent au restaurant ? sinon pour manger quelque chose qu'on ne cuisine pas chez soi et également pour le plaisir d'être servie !

2) après une journée difficile, d'aller au cinéma pour me "laver la tête" de toutes les préoccupations parasites. Dans ce cas, une seule épreuve, mais elle est de taille ! Arrivé(e) beaucoup plus tôt afin de pouvoir choisir la place adéquate pour bien voir les images tout en lisant les sous-titres (problèmes de vue qui font que je ne peux pas conduire), je vais devoir cependant "me battre" pour garder la place (que j'ai payée), face à ces prédateurs que sont les couples qui, arrivés juste 5 minutes avant le début du film, trouvent plus que légitime que vous vous déplaciez pour qu'ils restent l'un à côté de l'autre, là précisément où ils l'ont choisi, prenant même les autres spectateurs à témoins pour faire pression... et vous agonir de reproches quand vous avez décidé, comme moi, de résister à cette culpabilisation collective ! Evidemment, seule et unique condition avant de se lancer dans cet acte "héroïque", il est impératif de choisir un film qui en vaut le coup !

Ce sont donc deux exemples notoires sur des situations qui a priori vous paraissaient anodines avant de lire cet article et pourtant la difficulté ne réside pas toujours là où on l'imagine...

Vous qui êtes en couple, profitez des avantages que vous procure votre statut ! Et essayez de témoigner davantage d'empathie à l'égard des solos qui aspirent seulement à vivre un moment de détente au milieu d'une assistance où chacun a le droit d'exister et de se sentir bien !

Et vous, les solos, osez revendiquer votre statut ! Ne cédez pas à la culpabilisation ! Vous avez le droit d'obtenir la même satisfaction que les autres clients accompagnés.

LAU PHILO

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 20:28
Je ne peux aller à New-York, alors le MOMA vient à moi
Je ne peux aller à New-York, alors le MOMA vient à moi

Enfin le MOMA s'est offert à moi... certes quelques œuvres... mais quelles œuvres ! non des moindres ! Regarder un tableau et associer immédiatement l'un des grands noms de la peinture ; KALDER, MONDRIAN, ROTHKO, LICHTENSTEIN, DALI, WARHOL, PICASSO, KLIMT, ... (chercher l'intrus ;-) et bien d'autres encore...

Un seul regret : pas assez de tableau... mais justement cela m'a permis, dans un espace démesuré tel que celui de la fondation VUITTON, de pouvoir avoir la proximité désirée avec chacune des œuvres et de prendre tout mon temps pour bien scruter les couleurs, les lignes, les formes... J'ai même pu prendre l'un des bonbons de l'œuvre éphémère ci-dessus représentée. Cette exposition se termine à la fin de la semaine, sinon, contrairement à moi, vous aurez peut-être l'opportunité d'aller découvrir le musée grandeur nature.

LAU PHILO

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 13:09
Et si l'amour ce n'était que du cinéma

Au cinéma, lorsqu'une femme naïve et bienveillante tombe malencontreusement amoureuse de ce qui peut s'apparenter à un monstre, elle reçoit en retour, après multiples sacrifices librement consentis et quelques péripéties affrontées avec courage et détermination, l'amour de celui qui, grâce à elle, a pu enfin montrer autre chose de lui que ce qui apparaissait comme monstrueux aux yeux des autres : Dragon Inside me, La belle et la bête, The shape of water (la forme de l'eau)...

Dans la réalité, lorsqu'une femme naïve et bienveillante tombe amoureuse d'un homme, elle peut malencontreusement se réveiller, un matin, à côté d'un monstre auquel l'homme qu'elle a aimé, a laissé place, insidieusement et lentement. Qu'est devenu l'homme ? La femme naïve et bienveillante, par son amour inconditionnel, n'a-t-elle pas appelé chez l'homme cette cruauté qui résulte du fait que l'homme, se sentant tout puissant, a finalement expérimenté son pouvoir (pour en connaitre les limites) sur cette femme dont la naïveté et la bienveillance, qu'il a apparentées à de la vulnérabilité, le provoquaient chaque jour davantage ?

Toute la question est là : est-il préférable, comme dans les films, de rencontrer un monstre qui, découvrant les vertus de l'amour, se révèle être doux comme un agneau avec sa belle ou, comme cela est davantage probable dans la réalité, de rencontrer un homme qui, se sentant finalement harcelé par autant d'amour, se métamorphose en monstre ?

LAU PHILO

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1 janvier 2018 1 01 /01 /janvier /2018 00:57
Seule ou à deux avoir le rythme
Seule ou à deux avoir le rythme

Seule ou à deux avoir le rythme

De quoi ai-je à me plaindre ?

Mon fils vient de me souhaiter ses vœux pour 2018,

Des amis m'ont souhaité un bon réveillon,

Les membres de ma famille proche sont en vie ce soir,

J'ai un toit sur ma tête,

A la fin de mes congés, je vais reprendre mon travail, mon fils également,

et j'ai la chance de pouvoir écrire ce texte sur mon PC....

De quoi ai-je à me plaindre ?

Sinon que l'homme que j'aimais à trouver mieux à aimer,

Sinon que, malgré mes larmes, je pense encore à tous ceux qui ont encore bien plus de légitimité que moi de se plaindre se soir.

LAU PHILO

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 06:54
Des croyances et des valeurs

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de mon blog.

Je l'ai commencé alors que j'étais "une autre"...

Un parcours initiatique certainement à la rencontre de mon être intérieur qui ne demande qu'à se déployer....

Comme toute métamorphose, cela est parfois douloureux, mais la quête de moi-même n'est-elle pas un enjeu primordial pour cette vie dont j'ai déjà parcouru une bonne moitié (plus ou moins, je le saurai à la fin).

Habituellement, j'aime fêter les anniversaires. Mais celui de mon blog me contraint à me remémorer les circonstances de sa création et, comme j'étais une "autre", cela reste nébuleux.

Cependant, c'est aussi une opportunité pour appréhender le chemin parcouru durant ces 11 années et je peux ainsi me rendre compte que je sais aujourd'hui être à l'écoute de mon corps : le respecter, en prendre soin et l'aimer. Mais le corps n'est rien sans l'esprit et je dois m'appliquer à poursuivre mon travail de réflexion, d'introspection, de questionnement, de mise en cause radicale de toutes mes "croyances" qui ont gouverné ma vie jusqu'ici, afin de découvrir les valeurs qui désormais guideront mon existence.

LAU PHILO

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 14:41
Le syndrome TWILIGHT et ses symptômes

Peut-être étais-je quelque peu dans une période de désoeuvrement affectif... lorsqu'il m'a pris l'envie de visionner la saga américaine TWILIGHT, ce que j'ai fait d'ailleurs en quelques jours seulement, subjuguée par ce que je découvrais... Prise au jeu, je me suis alors amusée à comparer les contes qui ont bercé ma jeunesse avec cette histoire que les jeunes filles d'aujourd'hui affectionnent plus particulièrement.

Et quelle fut ma surprise de constater que, dans ces 5 films, persistent toujours les mêmes stéréotypes sexistes ! qui ne sont peut-être pas très lisibles, à première vue, en raison des scènes récurrentes de lutte, entre vampires et loups-garous, dont les effets spéciaux garantissent des frissons mémorables.

Premier symptôme du syndrome

La jeune fille qui se sent différente des autres filles de son âge (évidemment) ne peut être attirée que par un être exceptionnel... et où se situe l'exceptionnel dans ce cas ?

Dans le fait que l'homme convoité n'a d'humain que l'apparence. En effet, elle s'intéresse 1) soit à un loup-garou, un humain qui a la faculté de se transformer en loup aux pouvoirs impressionnants, mais qui peut la blesser, dès qu'elle le met en colère ou 2) à un vampire, un humain au sang froid, éternellement jeune, qui ni ne mange (pas de tête à tête au restaurant) et qui ne dort, occupé plutôt à chasser les animaux de la forêt pour leur sang qu'il boit bien frais (c'est ce qu'on appelle un vampire "végétarien"), mais qui, cependant, est fort alléché par l'odeur qu'elle dégage.

On critiquait les jeunes filles de mon âge qui attendaient et finissaient par épouser le Prince Charmant pour finalement se rendre compte qu'il n'existait pas. Aujourd'hui, évidemment c'est bien différent, mais d'autant plus consternant ! cette jeune fille non seulement ne croit plus au Prince Charmant mais est subjuguée par deux êtres qui ont l'apparence humaine, mais qui sont soumis inéluctablement à leurs instincts primaires. Ce qui laisse sous-entendre que la femme serait encore et toujours la rédemption de l'homme obligatoirement hanté par ses démons.

Deuxième symptôme du syndrome

Cette jeune fille finit par choisir l'un des deux, celui qui, d'ailleurs, a voulu s'éloigner d'elle pendant plusieurs mois, avant qu'elle ne le retrouve pour le sauver de l'extermination. Emportée par son enthousiasme, elle accepte de se marier très rapidement. Et puis vient la nuit de Noces que le marié craint en raison de l'éventuelle émergence de ces instincts dans un moment où il sera submergé par ses émotions. En effet, ils n'ont eu encore aucun rapport sexuel. Paradoxalement, c'est la jeune fille par conséquent toujours vierge qui reste confiante et le rassure. De plus, elle n'envisage même pas un rapport protégé car un vampire ne peut engrosser une humaine.

STOP ! STOP ! Nous sommes au XXIème siècle, le sida fait encore des ravages et de telles inepties sont encore distillées dans des films réservés aux adolescents de tous pays. La jeune fille non seulement ne connait pas le passé sexuel de son mari qui a 17 ans depuis plus de 100 ans mais aussi semble ignorer comment "on fait un enfant". Je suis effarée !

Bref, le lendemain matin, la chambre nuptiale est détruite, la jeune fille a le corps couvert de bleus et, très rapidement, son ventre s'arrondit de façon phénoménale puisque le père n'est pas humain. Et elle est très heureuse. Le fœtus grandit trop vite et, pour la sauver, un verre de sang bien frais lui est proposé et elle le boit avec délectation. Et tout le scénario est fait de façon à laisser croire que sa vie est idéale !

Troisième symptôme du syndrome

Sa grossesse met sa vie en danger et son vampire de mari la mord pour la sauver !

Et la boucle est bouclée. Cette jeune fille à l'aube de sa vie de femme ne peut même pas trouver par elle-même sa propre voie et être aimée pour ce qu'elle est. Non ! d'ailleurs, ce n'est pas ce qu'elle veut, puisqu'elle veut rester éternellement avec celui qu'elle aime... Et voilà, une femme mariée avec un enfant qui arrête brusquement ses études, qui ne peut plus voir sa famille sous peine de trahir sa nouvelle nature, et qui sera condamnée à ne plus dormir et à boire du sang éternellement... Un message bien ficelé en 5 étapes !

Au cours de mon enfance et de mon adolescence, j'ai lu et relu les contes de Blanche-Neige ou Cendrillon qui ont, après maintes difficultés et épreuves, fini par épouser un Prince Charmant ! Certes, c'est loin de la réalité, mais au moins ces 2 personnages de nature bienveillante ne sont devenues que des princesses aux belles robes vivant dans des beaux châteaux et non des monstres soumis à leurs instincts primaires, assoiffés de sang et de violence !

LAU PHILO

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 15:49
Illusions

Dans ce monde de requins, je me ballade comme un poisson dans l'eau.

Mon habit de couleurs vives semble me donner l'immunité face à ces grands monstres sombres qui louvoient en eau trouble.

Face à moi surgit un Poséidon ailé qui semble vouloir écarter tout obstacle du chemin que je trace, avec quelque optimisme, au milieu de tous ces rapaces dont la combativité n'a d'égal que la cruauté.

Mais... ne suis-je pas qu'une rascasse ? au-secours ! faut peut-être que je me casse...

LAU PHILO

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 12:33
CHOCOLAT, le film

J'ai enfin regardé le film CHOCOLAT à la maison, en 2017 (il était temps !).

On me disait que c'était un bon film sans plus de détail ; curieusement personne ne développait son avis... Cela m'agaçait d'autant plus que j'avais l'impression que personne n'osait aller au bout de sa pensée... pourtant, selon tous, il était impératif d'aller voir ce film !

J'ai bien fait d'attendre pour voir, dans un cadre familier, ce film qui n'est pas facile à regarder.

Selon moi, le fait d'oser dire qu'on a apprécié ce film revient à valider, d'une certaine façon, la vision que l'homme noir entretient de lui jusque sur son lit de mort, quand il dit à son partenaire de cirque :

" Je voulais changer de peau, j'ai été un stupide négro. " 

Comment pouvoir recommander ce film comme n'importe quel autre ? alors que c'est la nature humaine et notre histoire de colonialistes qui sont ici épinglées... non pas que je m'estime mieux pensante que les autres.... mais comment pourrais-je parler de ce film, sans prendre soin d'ajouter qu'il est difficile à regarder ? car c'est aussi soi-même qu'on regarde, comme dans un miroir...

LAU PHILO

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 10:37
Liesse pour les uns et consternation pour les autres

Liesse pour les uns et consternation pour les autres

Quelle consternation cette semaine !

L'Amérique est maintenant associée à l'image de Donald TRUMP !

En ce qui concerne Donald, c'est plutôt emblématique : ne s'agit-il pas d'un des personnages les plus populaires de WALT DISNEY ?

En ce qui concerne TRUMP et tout ce que son nom représente, c'est très inquiétant : l'une des grandes puissances mondiales dans les mains d'un homme qui doit sa renommée au fait qu'il a amassé énormément d'argent.

Comme le disait très justement un journaliste : "en caricaturant l'homme, nous avons occulté le phénomène social qu'il représente." En effet, cet homme a été élu par une majorité d'américains qui rejettent tout ce qui vient de la sphère politique, qui n'acceptent plus d'être méprisés et refusent l'étiquette de "bas peuple", qui, certes, ne sont peut-être pas très cultivés mais qui veulent que l'on leur rende leur dignité et la possibilité de rêver à un monde meilleur. En cela, leur vote est respectable, même si l'inquiétude est grande quand on réalise que l'avenir des USA, et du monde (suivant les futurs choix politiques), a été confié à un homme inexpérimenté dans la Chose Publique.

Certes, Donald TRUMP sera très entouré mais saura-t-il faire preuve de discernement, lorsqu'il faudra choisir l'une des orientations proposées par divers conseillers dont on ne peut assurer qu'ils oeuvrent pour l'intérêt public : celui des USA, celui du monde ?

La France prépare ses prochaines élections présidentielles... les français auront-ils le choix de confier l'avenir de leur pays à quelqu'un qui, non seulement, les respecte et les fera rêver mais qui, aussi, sera animé par la volonté d'incarner la RES PUBLICA ?

LAU PHILO

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 15:28
Thursday's night, NICE was NO MORE nice

Ce matin du 15 juillet 2016, le lever du soleil est toujours aussi sublime ; cependant quelques tâches de pourpre viennent endeuiller la mer qui, maculée de cette couleur, semble compatir à la désolation de la ville qu'elle côtoie inlassablement tout au long de la Promenade des Anglais.

Promenade des Anglais qui, à compter de cette soirée funeste, est devenue irrémédiablement cosmopolite. Désormais, dans plusieurs pays, le chagrin (et/ou le deuil) de quelques personnes est désormais attaché à cette ville qui a payé un lourd tribut au nom de "LIBERTE EGALITE FRATERNITE"

MALRAUX aurait dit "Le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas". Aucun terroriste ne peut se réclamer d'une religion. Mais il est vrai que de tels événements dramatiques poussent chacun de nous à la réflexion sur le sens de la Vie et ce qui vaut la peine d'être vécu et défendu.

Quoi qu'il en soit, l'Histoire du XXIème siècle s'écrit encore avec notre sang, tous comme les siècles passés : notre humanité doit parcourir un long chemin avant que de trouver la sérénité.

LAU PHILO

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 11:37
Recommandation pour le livre de Frédéric LENOIR : La puissance de la JOIE

Enfin l'exposé d'une façon de vivre située à mi-chemin entre l'ataraxie et l'excès et qui met en avant cet état simple de la nature humaine, procurant du bien-être :

LA JOIE, la joie de vivre tout simplement.

Une citation de GIBRAN y apparaît. Je sais maintenant pourquoi j'aime rire à gorge déployée ! et je saurai dorénavant quoi répondre à mes détracteurs :

" Votre joie est votre tristesse sans masque. Et le même puits d'où jaillit votre rire a souvent été rempli de vos larmes. Comment en serait-il autrement ? Plus profonde est l'entaille découpée en vous par votre tristesse, plus grande est la joie que vous pouvez abriter. "

LAU PHILO

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