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  • : LAU PHILO ou Philosopher, méditer et échanger sur tout ce qui nous entoure
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8 août 2018 3 08 /08 /août /2018 09:53
Solo, ne va pas a vau l'eau !

Force est de constater que de plus en plus de femmes et d'hommes vivent seuls, quand bien même ils ne l'ont pas choisi. Divorcé(e)s, veuf(ve)s, célibataires, tous veulent continuer à vivre leur vie de femmes et d'hommes, dans leur environnement professionnel, dans leur intimité et durant le temps des loisirs.

Il serait légitime de penser que c'est, d'ailleurs, durant le temps des loisirs que ces femmes et hommes rencontrent le moins de difficultés. Or, ce n'est pas le cas s'ils choisissent de pratiquer des activités en solo.

"Pourquoi en solo et pas en groupe ?" me direz-vous.

Tout simplement parce qu'une sortie peut se décider sur un coup de tête, n'est-ce pas ?Pourquoi un solo devrait-il toujours prévoir à l'avance et s'organiser pour s'octroyer un moment de détente ?

Eh oui ! Lorsqu'on vit seul, sortir à deux ou en groupe suppose toujours un échange préalable par courriel, sms ou téléphone pour fixer un lieu et une heure de rendez-vous et surtout se mettre d'accord sur l'activité. Bien-sûr, il existe OVS, QUINTONIC... mais pourquoi être obligé(e) de sortir avec des personnes que l'on ne connait pas, d'autant plus le jour où on n'a pas forcément envie d'échanger ?

Ainsi vient le moment où, sur un coup de tête, j'ai envie :

1) après m'être baladée dans les rues de PARIS, d'entrer dans un restaurant ou une brasserie pour déjeuner. "Quoi de plus simple ?" me direz-vous. Tout d'abord, il y a l'épreuve de la table... le plus souvent, c'est la table située dans un petit coin, proche de l'entrée de la cuisine ou des toilettes ou de l'escalier, qui vous est attribuée. Combien de fois suis-je sortie d'un restaurant ou d'une brasserie, l'accès d'une table qui me plaisait m'ayant été refusé ? Puis vient l'épreuve du regard appuyé des autres clients, surtout ceux en couple, pour lesquels vous devenez, quel que soit votre sexe, un(e) rival(e) potentiel(le) et qui tentent de vous faire comprendre qu'il ne faudra pas tenter d'accrocher le regard de leur compagnon ou compagne. Enfin la dernière épreuve, celle du choix du plat... même le serveur s'attend à ce vous conformiez aux préceptes de la diététique (vous êtes seul(e) et il faut rester compétitif(ve)... et il est alors amusant de lire, sur le visage, la surprise dans le meilleur des cas, sinon la déconvenue, quand vous énoncez avec délectation "Hamburger maison ou moules du Bouchot avec frites maison" ou "Couscous méchoui" ou bien "Saucisse aligot" et que vous osez arroser le tout d'un peu de vin ou de bière. En effet, pourquoi aller dépenser de l'argent au restaurant ? sinon pour manger quelque chose qu'on ne cuisine pas chez soi et également pour le plaisir d'être servie !

2) après une journée difficile, d'aller au cinéma pour me "laver la tête" de toutes les préoccupations parasites. Dans ce cas, une seule épreuve, mais elle est de taille ! Arrivé(e) beaucoup plus tôt afin de pouvoir choisir la place adéquate pour bien voir les images tout en lisant les sous-titres (problèmes de vue qui font que je ne peux pas conduire), je vais devoir cependant "me battre" pour garder la place (que j'ai payée), face à ces prédateurs que sont les couples qui, arrivés juste 5 minutes avant le début du film, trouvent plus que légitime que vous vous déplaciez pour qu'ils restent l'un à côté de l'autre, là précisément où ils l'ont choisi, prenant même les autres spectateurs à témoins pour faire pression... et vous agonir de reproches quand vous avez décidé, comme moi, de résister à cette culpabilisation collective ! Evidemment, seule et unique condition avant de se lancer dans cet acte "héroïque", il est impératif de choisir un film qui en vaut le coup !

Ce sont donc deux exemples notoires sur des situations qui a priori vous paraissaient anodines avant de lire cet article et pourtant la difficulté ne réside pas toujours là où on l'imagine...

Vous qui êtes en couple, profitez des avantages que vous procure votre statut ! Et essayez de témoigner davantage d'empathie à l'égard des solos qui aspirent seulement à vivre un moment de détente au milieu d'une assistance où chacun a le droit d'exister et de se sentir bien !

Et vous, les solos, osez revendiquer votre statut ! Ne cédez pas à la culpabilisation ! Vous avez le droit d'obtenir la même satisfaction que les autres clients accompagnés.

LAU PHILO

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6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 17:33

Le mythe d’Œdipe ou comment tuer son père et épouser sa mère grâce à la société ?

 

Nombreux sont ceux qui connaissent le mythe d’Œdipe, ce jeune homme qui, voulant éviter de tuer son père et épouser sa mère, s’enfuit de chez lui, ignorant que ceux qu’il prenait pour ses parents lui ont dissimulé la vérité : un berger l’a trouvé, alors qu’il était bébé, et l’a remis au roi de Corinthe qui l’a élevé.

 

Ce mythe qui fascine, est en fait le fruit du mensonge :

1) Si le roi Laïos n’avait pas accordé de crédit à l’oracle d’Apollon à Delphes,

2) Ou si les parents adoptifs avaient révélé à leur fils son origine,

ce dernier n’aurait pas fui ainsi sa maison et n'aurait ni tué son père ni épousé sa mère.

Mais quel rapport avec la société actuelle, me direz-vous ?

 

Bien que la loi sur le divorce date du 9 octobre 1792, c’est au XX° siècle que le nombre de divorces augmente rapidement ; la femme qui a plus facilement accès au monde du travail et qui s’est émancipée, peut décider, elle aussi, de sa vie de couple. C’est une réelle liberté !

 

Malheureusement, la plupart des femmes divorcées ayant obtenu, comme convenu par la société, la garde des enfants prennent le plus souvent l’irrévocable décision de séparer les enfants de leur père, à tort ou à raison.

 

L’autorité paternelle est nécessaire à la construction de la personnalité d’un adolescent, c’est ce que ressasse la plupart des psychologues. D’ailleurs, combien d’émissions de télévision n’évoquent-elles pas le malaise des adolescents en perte de repères, face à une mère parfois démissionnaire qui ne sait plus ni se faire respecter, ni gérer un(e) adolescent(e) devenu(e) un vrai tyran pour sa famille ?

 

Ne parle-t-on pas, comme dans le mythe d’Œdipe, d’un père absent, comme s’il était mort, et d’un binôme mère-fils ou mère-fille, comme si un mariage avait été prononcé ?

Mythe d’Œdipe qui renvoie, encore une fois, aux mensonges de tous :

- de la mère qui prétexte être abandonnée par son ex-mari dont elle reçoit, le plus souvent, une pension alimentaire perçue comme une rançon par les pères, rançon de leur liberté

- des enfants qui s’affranchissent d’une autorité qu’ils pouvaient juger trop contraignante

- de la société qui, par le biais de la Justice, réduit le rôle de père au rôle de banquier.

 

Cette même société bien-pensante fait le constat dans le même temps que les adolescents sont ingérables, que les mères sont dépassées et condamnent les pères comme des déserteurs. Cette même société bien-pensante envisage même d’enfermer ses adolescents dans des centres spéciaux, voire militarisés… au milieu d’hommes dont l’autorité s’impose par la force !!! Cette même société bien-pensante cautionne les émissions sur différentes chaînes, dans lesquelles « un grand frère » ou un psy viennent s’immerger dans le marasme de la famille recomposée devenue décomposée, pour donner à l’adolescent l’autorité dont il a besoin, celle-là même qu’il a refusé de son père et à laquelle le choix de vie de sa mère lui a permis d'échapper.

 

Puis l'adolescent finit par grandir, il devient un adulte, un homme qui, épris de liberté, peut enfin s'affranchir librement de toute autorité !

mais que fait-il alors, cet homme ?

Eh bien ! Plutôt que d'user de sa liberté pour construire son avenir professionnel, il ne va avoir de cesse que de trouver une femme. Et plutôt que de rester avec celle qui l'aidera à avancer dans la vie, il épousera certainement la première qui s'évertuera à :

- lui préparer un bon goûter,

- le rassurer en lui disant soit qu'il est intelligent, soit qu'il est beau, soit qu'il est est fort ou bien les 3 à la fois,

et surtout à lui faire les gros yeux et le gronder dès qu'il aura fait quelque chose de non conforme à ses attentes. 

 

Cet homme qui se disait, pensait épris de liberté, se laisse alors infantiliser, avec une compensation, voire une revanche qui n'a pas de prix pour lui ; en effet, cette fois-ci, celle qui joue à la maman avec lui, il est autorisé à la baiser, voire même l'enc....! 

Lau Philo

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