Quand j'étais, petite, souvent mon père me disait
oui ! que la sage-femme avait dû se tromper.
Face à ma façon d'être, il était si surpris
qu'il ne pouvait croire que j'étais son bébé.
Moi déjà flegmatique j'encaissais l'info
Ma mère alors s'évertuait à me rassurer :
"Tu sais bien que c'est impossible, que tout est faux !"
Je n'ai jamais tranché ! Je n'ai pas oublier !
car je je ne me suis jamais sentie à ma place
au sein de cett' fratrie, au sein de cett' famille,
même auprès de ma mère qui m'a fait la classe !
contribuant au cocon de cett' petit' chenille
qui, éloignée d'elle, se métamorphosera
au fil des années et de mes intropections,
(pour interroger du passé tous les schémas)
en ce que j'imagine être (naitre) un beau papillon !
Aujourd'hui, parents morts et fratrie désunie,
la parol' de mon père me revient à l'esprit.
Sur l'erreur, je subodorre une tromperie :
ce sont mes parents qui furent trompés par la Vie !
Eux qui ont tant soufferts quand ils étaient petits,
n'avaient aucun modèle pour gérer la fratrie.
Et cela ne pouvait qu'engendrer des conflits !
Lau PHILO
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