Pierre tel tu fus nommé et assurément tu l'étais
Toujours là mais jamais las,
sur cette pierre beaucoup tu travaillas,
La polissant sans cesse,
sans être ni tout à fait policé ni tout à fait polisson
Fier capitaine de ton bâteau
tu as navigué sur les flots
puis lorsque ton embarcation fut à quai
c'est ton esprit qui a pris le relai
voguant là-haut sur les nuages...
Si bien qu'aujourd'hui, quand je vois un dessin apparaitre dans le ciel
j'imagine que c'est toi qui l'as tracé comme hier tu traças tes planches.
Inspiré par les sirènes qui charmèrent quelques marins dont tu fis sans doute ? peut-être ? parti
tu as pris le contrepied en jouant, tant à babord qu'à tribord, de ton instrument fétiche : l'harmonica
utile d'ailleurs pour étourdir quelque poisson sans doute très surpris de pouvoir garnir ton plat.
Tel un jongleur, tu savais jouer avec les mots
on les reconnaissait tous, un par un,
mais enchainés les uns aux autres comme nos mains furent les maillons d'une chaine,
ils suggéraient alors un autre horizon.
si bien que, lors de ton récent séjour à l'hopital,
l'interne me fit part de son trouble concernant ta douce logorrhée poétisante
m'indiquant qu'il t'avait fait passer 1 IRM afin de contrôler l'éventualité d'un AVC.
Cher Pierre, jusqu'au bout, ta fantaisie et ton imagination en laissèrent plus d'un, plus d'une perplexe
et c'est justement cela que je veux retenir de toi...
Et ton rire aussi ! qui venait toujours ponctuer l'un de tes bons mots !
J'ai toujours beaucoup aimé la philosophie, tu le sais
et Jean-Paul Sartre, sans le savoir, m'a permis de te rencontrer !
Lau PHILO
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